Hôpitaux

Austérité dans les hôpitaux et abondance dans les banques

Brève
31/10/2017

Lens, fermeture du service de pneumologie

Le service de pneumologie de l’hôpital de Lens fermera le 2 novembre. Ce sont 15 lits d’hospitalisation et 10 lits de pathologie du sommeil qui manqueront cruellement à la population. Rien n’a été prévu pour que les patients soient pris en charge dans les hôpitaux alentour. Certains se voient répondre qu’il n’y a pas de place pour de nouveaux patients, d’autres qu’il faudra accepter des consultations avec dépassement d’honoraires ou des rendez-vous au printemps prochain. Et la fermeture du service de cardiologie est annoncée.

La logique capitaliste de la rentabilité est absurde et le démantèlement des hôpitaux qui en résulte est un drame. Le gouvernement prétend "lutter contre les déserts médicaux" mais il cherche surtout à économiser le moindre euro sur le dos de la population, quitte à sacrifier leur santé pour multiplier les cadeaux aux plus riches.

 

Boulogne-sur-Mer, l'hôpital déborde, la colère aussi

La direction du Centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer envisage de supprimer 35 équivalents temps pleins en mettant fin aux contrats de 45 aides-soignants, d’infirmiers, d’agents de service hospitalier contractuels.

Ces licenciements sont scandaleux, d'autant plus que par manque déjà de personnel, les travailleurs ne peuvent pas récupérer leurs heures supplémentaires effectuées. Plutôt que de licencier, ce sont des embauches qui sont nécessaires.

Pour exprimer leur colère contre cette politique aberrante, des dizaines de travailleurs se sont réunis lors d'un piquet de grève jeudi dernier à l'appel de la CGT, certains ont débrayé plusieurs heures.

Au moment où le gouvernement annonce un nouveau cadeau fiscal de plusieurs milliards pour les plus riches, les travailleurs du Centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer ont bien raison de ne pas se laisser faire !