La Voix du Nord :  Législatives : Lutte ouvrière veut faire entendre sa voix dans la 10e circonscription

Article de presse
05/06/2017

Christophe Charlon et Pierre Madelain sont les candidats de la 10e circonscription pour Lutte ouvrière.

Christophe Charlon et Pierre Madelain sont les candidats LO pour cette circonscription, où ils s’inscrivent dans la continuité du discours national de Nathalie Arthaud.

Il était déjà candidat en 2012. Christophe Charlon, 51 ans est délégué syndical au CH Dron. Son remplaçant est Pierre Madelain, enseignant en lycée professionnel. Le duo s’était représenté en 2016 lors de la législative partielle avec 2,95 %. Dans la 10e circonscription, la candidate LO, Nathalie Arthaud, avait fait 0,71 % des voix à la présidentielle.

On est là pour dire aux travailleurs de relever la tête, d’être fier de ce qu’on est, c’est juste une question de survie. »

« Nous sommes sur la ligne portée par Nathalie Arthaud, que les travailleurs puissent se défendre eux-mêmes. » Pour ces militants LO, la défense des travailleurs passe aussi par une interdiction des licenciements. Ils demandent un salaire minimum de 1 800 € net au-dessous duquel il est très difficile de vivre.

Leurs adversaires restent le patronat et les grandes fortunes. Ils s’inscrivent dans une lutte des classes qu’ils estiment toujours active. « Les patrons et les grandes fortunes nous font la guerre. (…) Les travailleurs n’ont jamais rien obtenu sans lutte, sans action, sans grève. » Le FN ? « Comme les autres, c’est aussi un adversaire qui ne vise qu’à servir la soupe au patronat. »

Des particularités pour la 10e circonscription ? « Ce n’est pas une île au milieu du Pacifique ! On y vit les mêmes choses que dans la 8e ou la 9e. Les réponses ne peuvent pas être locales. Le problème est général, c’est pour cela que nous avons des candidats LO partout. »

Ils se posent aussi en défenseurs d’un parti communiste « réellement communiste ». Leur campagne, ils la font dans les entreprises, sur les marchés, dans les quartiers populaires, les établissements scolaires. « Avec la population, il est plus facile de discuter de nos idées qu’avant. (…) Nous sommes les seuls à pouvoir discuter des intérêts des travailleurs. Quand on leur explique que 1 800 € sont nécessaires pour vivre aujourd’hui, ça passe. » Ils défendent aussi un partage du temps de travail, travailler moins dans des conditions moins pénibles. « Les 35 heures ont augmenté la compétitivité et dégradé les conditions de travail. Ça, la salariée de 55 ans qui se crève tous les jours à la tâche et qui rentre le soir et trouve ses enfants sans emploi, elle le comprend bien. »

« On est là pour dire aux travailleurs de relever la tête, d’être fiers de ce qu’ils sont, c’est juste une question de survie. »