La Réunion

Suppression des emplois aidés, face à la brutalité du gouvernement, une seule solution : la lutte !

Brève
06/10/2017

Plusieurs dizaines d'Atsem, parents d'élèves et d'instituteurs, venus du Tampon, mobilisés depuis des semaines ainsi que plusieurs autres dizaines d'emplois « verts » attendaient de pied ferme jeudi 5 octobre la ministre des outre-mer, Monique Girardin, à son arrivée à l'aéroport de Gillot pour exiger du gouvernement qu'il renonce à mettre fin aux contrats aidés.

Devant les caméras de télévision la ministre s'est dite « ouverte au dialogue » et annoncé  300 contrats aidés supplémentaires  pour la fin 2017. Cela a pu  satisfaire des dirigeants de droite des associations d'emplois verts mais ne répond en aucune façon aux attentes des milliers de travailleuses et de travailleurs à qui le gouvernement ferme aujourd'hui les portes de l'emploi.

La ministre a d'ailleurs mis un terme aux illusions colportées par la droite... en annonçant brutalement le lendemain, devant les maires réunis à la Préfecture, que le nombre d'emplois aidés attribués à La Réunion passerait de 24 000 actuellement à 13 000 en 2018, pour être ramené à zéro à partir de 2019.

Une chose est claire : le gouvernement qui vise, dans sa loi de Finances 2018, à réaliser 1 milliard d'euros d'économies sur ces dispositifs subventionnés n'a pas l'intention de reculer sur son projet d'en finir avec les contrats aidés. Les travailleurs de La Réunion comme des autres territoires français savent donc à quoi s'en tenir : ils n'auront pas d'autre solution que de se mobiliser et lutter pour contraindre Macron et son gouvernement à maintenir ces emplois et à les pérenniser !